PROCÈS DE GBAGBO/BLE GOUDE – CPI  Qu’est ce qu’il faut Retenir?

PROCÈS DE GBAGBO/BLE GOUDE – CPI Qu’est ce qu’il faut Retenir?

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Le procès contre le président ivoirien et son ministre s’est ouvert le 28 janvier 2016 à la CPI. Le bureau de la procureure Fatou Bensouda doit convaincre les juges de la culpabilité de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. Gbagbo et Blé Goudé sont accusés de quatre chefs de crimes contre l’humanité, notamment des meurtres, viols, coups et blessures et persécutions commis pendant la crise post-électorale de 2010-2011

Jeudi 28 et vendredi 29 janvier, le bureau de la procureure a pris soin, après chaque exemple cité, d’assurer qu’il montrait bien que les prévenus avaient « participer à la création et à la mise en place d’un plan commun visant à maintenir Gbagbo au pouvoir ».

Cinq événements mis en avant

  1. Une Vidéo montrant des manifestants pro-Ouattara marchant sur la passerelle au dessus de l’autoroute du Nord en direction de la RTI, le 16 décembre 2010. On pouvait y voir un véhicule du Centre de commandement des opérations de sécurité (Cecos) arriver sur les lieux. Puis, des tirs nourris se faire entendre pendant plusieurs secondes.
  2. Une deuxième vidéo tournée lors de la marche des femmes pro-Ouattara à Abobo, le 3 mars 2011, montrait des images à la limite du supportable. On y voyait des femmes étendues sur le sol, baignant dans leur sang. Certaines étaient défigurées par l’impact des balles.
  3. Une vidéo filmée en février au bar Le Baron à Yopougon, on voyait Charles Blé Goudé déclarer : « Dans tous les quartiers, vous devez empêcher l’Onuci de circuler. Vous devez dénoncer toutes les personnes étrangères qui viennent dans votre quartier ».
  4. Plusieurs documents versés au dossier, qui ont été récupérés dans la résidence de Laurent Gbagbo, ce qui confirme la saisie réalisée par les Français dans ce même endroit le soir de la capture de Gbagbo, le 11 avril 2011 – une anecdote révélée fin 2013, sans être démentie, par Jean-Christophe Notin dans Le Crocodile et le Scorpion (Éditions du Rocher).
  5. L’annonce de plusieurs Témoins qui permettront de justifiés les quatre charges de crimes contre l’humanité retenues contre Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé.

C’est au niveau de cette Cinquième étape pour le Bureau du procureur que les choses commence à devenir difficile. Au déla des étrangers appelés à la barre pour faire part de leur avis et impression, c’est bien ceux qui sont censé avoir été au cœur de cette machine et ce mécanisme de terreur mis en place par Gbagbo selon le Bureau du procureure qui déçoivent de jour en jour.

Quant ils ne sont pas évasifs, d’autres contredisent  le bureau du procureur, certains témoins à charge demande carrément la libération des accusés comme ce fut le cas du temoin coulibaly (voir vidéo),

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D’autres comme SAM l’africain les blanchit totalement(voir vidéo).

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Nous nous posons donc la question de savoir comment sont trouver ces témoins?

car si d’autres témoins on reçu au grès de leurs propre volonté car recevant un ordre hiérarchique d’autres comme le témoin P483 affirme clairement être dans le besoin et ne pas avoir le traitement promis car en pleine audience celui ci se retournant contre le bureau du procureur en disant: « Rendez-moi mon passeport ». « Je n’ai pas d’argent, je ne suis pas bien traité »

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D’autres on simplement décider de fuir car selon nos sources Quatre témoins  ont fui de leur hôtel à La Haye, Ils sont activement recherchés par la police néerlandaise.
Selon une source à La Haye, ils auraient décidé de ne plus témoigner car craignant d’être pris en flagrant délit de mensonge durant le procès.
s’ils ne se contredisent pas, ou s’ils n’accusent pas la procureure de falsification de leurs témoignages. Selon le journal Le Monde, la Cour est au bord de l’implosion. La CPI est dans la confusion la plus totale, plus que jamais décrédibilisée.

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Le syndrome kényan, où plusieurs témoins contre le Président Uhuru Kenyatta ont fui ou se sont désistés, plane sur le procès de Laurent Gbagbo et Blé Goudé. Ce procès s’était conclu par un non-lieu après désistement des principaux témoins de Fatou Bensouda.
Hier 15 février 2016, un témoin de la procureure a rejeté les fausses ordonnances médicales que cette dernière lui attribuait.
Pris de colère, le juge-président Cuno, a interrompu brutalement le contre-interrogatoire de la défense, et suspendu le procès qui devait se poursuivre normalement

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cela laisse entrevoir un réel mal pour le bureau du procureur pour trouver des témoin à charge.

Stallone Ahoua, un Ivoirien en exil en Colombie a donné sa part de vérité dans un poste sur Facebook où il fait une révélation accablante sur la méthode de Mme Bensouda. L’intéressé affirme avoir été contacté auparavant pour témoigner contre Gbagbo et Blé Goudé. Face à son refus, il a été associé au banc des accusés.

« J’ai une seule question à poser à Fatoumata. Pourquoi, alors que je fais partie de ton » fameux plan commun  » toi et tes services voulaient que je sois témoin dans l’affaire la Cpi v –contre(Ndlr)- le Président Laurent Gbagbo et le Ministre Charles Blé Goudé, et que vous auriez souhaité m’entendre au Canada avec en sus, les frais de billets, d’hôtel et des journées perdues et mon avocat à votre entière charge? » a écris monsieur Stallone Ahoua, qui informe qu’il a encore les mails échangés avec le cabinet de la procureure Bensouda.

C’est donc avec soulagement que le Juge Président à annoncé la fin des passages des témoins de l’Accusation (Bureau du procureur) pour le mois de décembre 2017.

Les interrogatoires des témoins à décharge (défenses) débuteront par la suite, et devraient durer au plus dix-huit mois, Espérons tout au moins que ceux si n’auront pas leurs lot de rebondissement inattendus.

Une chose est certaine, Le premier verdict du procès devrait être connu d’ici 2019 si l’on se réfère au calendrier établi par la cour.

Seront-ils libérés? ou seront-ils condamnés? une chose est sûre la date est très propice pour leur libération alors Allons seulement car on ira jusqu’au bout….

Source: jeuneAfique , cour Pénal Internationale, ivoirebusinessconnection ivoirienne

 

 

Pour suivre le Procès en Direct (Clic Ici)

 

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Affaire Gbagbo : « C’est l’avenir de la Côte d’Ivoire qui est en jeu »

 

Emmanuel Altit, avocat du président déchu, revient sur l’audience de confirmation des charges qui s’est déroulée à la Cour pénale internationale. Interview.

Laurent Gbagbo, ex-président de Côte d’Ivoire, est soupçonné de crimes contre l’humanité par le procureur de la Cour pénale internationale. Fin février, au moment où l’audience de confirmation des charges se déroule à La Haye, Amnesty International publie un rapport intitulé « Côte d’Ivoire. La loi des vainqueurs ». L’ONG pointe du doigt les exactions commises contre des partisans de Laurent Gbagbo.Elle s’inquiète que le bureau du procureur de la CPI n’ait pas encore annoncé « l’ouverture de l’enquête à des événements antérieurs » aux violences post-électorales de 2010. Jusqu’à aujourd’hui, le clan Ouattara n’a pas été inquiété par la justice internationale. La France est intervenue militairement dans la chute de Laurent Gbagbo, tandis que les Nations unies ont endossé tour à tour le rôle de force de maintien de la paix et de négociateur. Emmanuel Altit, avocat de Laurent Gbagbo, revient pour Le Point.fr sur sa ligne de défense. Et décrit une « autre réalité ». Entretien.

Le Point.fr : Laurent Gbagbo a été arrêté il y a bientôt deux ans, le 11 avril 2011. Depuis cette date et jusqu’à aujourd’hui, quel a été son parcours ? 

Emmanuel Altit : Laurent Gbagbo a été arrêté dans des conditions terribles, après un assaut donné par les forces françaises et les rebelles. Il y a eu une intervention extrêmement brutale des rebelles. Les personnes qui se trouvaient dans la résidence ont été battues, poignardées, molestées. Laurent Gbagbo a passé deux jours à l’hôtel du Golf, le QG d’Alassane Ouattara. Puis il a été transféré dans le nord de la Côte d’Ivoire le 13 avril à Korhogo, où il est resté jusqu’au 29 novembre 2011. Il était gardé par un chef de guerre, le commandant Fofié, soupçonné de crimes très graves. Il a été arrêté et détenu sans mandat et sans aucun titre judiciaire. Ses droits ont été violés. Nous avons essayé d’aller le voir dès juin 2011, mais nous n’y sommes parvenus qu’en octobre. Au moment où nous l’avons rencontré, Laurent Gbagbo était dans un grand état de fatigue, aggravé par ses conditions de détention. Le 29 novembre 2011 a eu lieu une audience à Korhogo durant laquelle les avocats n’ont pas pu réellement s’exprimer. Leur demande visant à obtenir quelques jours supplémentaires pour préparer la défense a été rejetée. On leur a même affirmé, à l’issue de l’audience le 29 novembre au soir, que Laurent Gbagbo allait réintégrer sa cellule, alors qu’il était déjà dans l’avion pour La Haye. Cet enlèvement, appelons-le comme ça, puisque cela ne répondait à aucune norme juridique applicable, a été décidé quelques jours auparavant, après une réunion à Paris entre Alassane Ouattara et le procureur de la CPI de l’époque, Luis Moreno Ocampo. À partir de son arrivée à La Haye, il a été traité avec décence, mais a mis du temps à récupérer. 

L’audience de confirmation des charges contre Laurent Gbagbo, soupçonné de crimes contre l’humanité, a eu lieu à la Cour pénale internationale du 19 au 28 février. Le procureur lui reproche quatre événements qui ont tous eu lieu lors de la période post-électorale, du 16 décembre 2010 au 12 avril 2011. Votre ligne de défense a consisté, dès le début, à revenir sur les événements qui ont eu lieu avant les élections de 2010. Pourquoi ?

Le procureur est particulièrement discret sur tout ce qui s’est passé entre 2002 et 2010. Il a voulu faire porter la responsabilité du conflit sur les seules épaules du président Gbagbo. Avant 2010, il y a eu un certain nombre de coups d’État. À chaque fois, les rebelles venaient du Burkina Faso, parvenaient en Côte d’Ivoire et attaquaient différents endroits, notamment Abidjan. En 2002, après plusieurs échecs, les rebelles mettent la main sur la moitié nord du pays. Ces rebelles ont mis le nord du pays en coupe réglée, pratiquant extorsions à grande échelle, pillages, meurtres, viols, trafics en tout genre (cacao, diamants, or, armes). Les chefs des rebelles sont soupçonnés par de grandes ONG de défense des droits de l’homme de crimes très graves. Voilà la vérité des choses. Il y avait une guerre depuis 2002 et les événements de 2010 en sont la suite logique. Le président Gbagbo n’a cessé de tenter de parvenir à un accord avec les rebelles pour réunifier le pays. En 2003, il les fait entrer au gouvernement et leur confie des ministères importants : Défense, Affaires étrangères, etc. En 2007, il nomme même le chef de la rébellion, Guillaume Soro (désormais président de l’Assemblée nationale, NDLR), Premier ministre. À l’époque, ces tentatives de conciliation lui seront reprochées, certaines personnes craignant que les rebelles jouent un double jeu, qu’ils n’acceptent des postes que pour mieux se saisir du pouvoir.

Vous vous êtes demandé devant la Cour pourquoi des membres du clan Ouattara qui ont commis des exactions ne comparaissent pas, eux aussi, devant la CPI. En faisant cela, ne cherchiez-vous pas à politiser l’affaire ?

Le procureur n’a pas suffisamment précisé le contexte. Il nous appartenait de reconstituer la vérité historique : il y avait une guerre depuis le 19 septembre 2002. Ce qui s’est passé après les élections de 2010, c’est la continuation de cette guerre. Cela change tout. Car, dans cette optique, qui attaque ? Les rebelles. Qui tente de s’emparer du pouvoir ? Les rebelles. Cela donne une clé de compréhension différente. Le procureur, en ne tenant pas compte des faits antérieurs à 2010, donnait à penser que, soudainement, le président Gbagbo avait décidé de refuser le verdict des urnes et de s’attaquer de manière gratuite aux supporteurs de son adversaire. Ce n’est pas la vérité. Il est difficile de reconstituer dans une cour la vérité, mais il est nécessaire de vouloir reconstituer quelque chose qui s’en approche. Si l’on donne à voir une réalité différente, on comprend que le récit du procureur n’est pas forcément le bon. 

L’audience de confirmation des charges s’est achevée le 28 février. Quelle est la suite de cette affaire ?

Nous déposons les écritures de la défense le 28 mars. La Cour aura ensuite soixante jours pour se décider. Il y a quatre possibilités. La première est que les juges estiment que les éléments étayant les accusations du procureur ne sont pas convaincants. Deuxièmement, les juges peuvent confirmer seulement certaines charges et en infirmer d’autres. Ils peuvent également confirmer l’intégralité des charges. Enfin, les juges peuvent demander au procureur des précisions ou un complément d’enquête. Il faut bien comprendre que c’est un dossier important, car c’est l’avenir de la Côte d’Ivoire qui est en jeu.Image                         SOURCE: http://www.lepoint.fr/monde/proces-gbagbo-c-est-l-avenir-de-la-cote-d-ivoire-qui-est-en-jeu-08-03-2013-1637761_24.php